Je viens de tomber sur un article que j’avais écrit lorsque j’étais toujours étudiant dans le cadre d’un projet commun entre les Universités francophones et La Libre Belgique/La Première. Si mes souvenirs sont bons, le projet devait porter le nom bien choisi de “paroles d’étudiants”… Le texte était publié dans LLB et lu en antenne dans un magazine économique de La Première. Alors je vous laisse découvrir le texte et à vous de juger si des progrès ont été réalisés depuis 2005…
Share on FacebookEntrepreneurs ? Pas vraiment…
L’avenir de la Wallonie passe-t-il par la création d’entreprise ou par le redéploiement des industries existantes ? Les wallons sont-ils prêts à entreprendre ? Avons-nous les qualités nécessaires pour entreprendre et créer les emplois dont nos régions ont tant besoin ? Les derniers résultats du Global Entrepreneurship Monitor, une étude internationale sur l’esprit d’entreprendre, sont peu convaincants à ce sujet. En effet, la Belgique se situe sous la moyenne européenne des « entrepreneurs en herbe ». Alors la faute à qui ?
La mentalité générale est probablement à mettre en cause, le « non-droit » à l’échec, la peur, mais le rôle de l’éducation sont aussi essentiels. Que ce soit au sein de nos universités, où dans les filières de gestion, on entrevoit bien souvent qu’une carrière dans l’audit ou la consultance comme débouchés possibles, ou encore dans les hautes écoles ou les cours de sensibilisation à l’entrepreneuriat sont peu présents. Je crois qu’il faut encore remonter plus en amont, jusqu’en secondaire ou même dans les cours d’écoles primaires… N’incombe-t-il pas aux enseignants de donner l’esprit d’initiatives aux jeunes étudiants ? Les jeunes n’ont-ils pas trop l’habitude d’être assistés, tenus par la main, et ce jusque la fin de leurs études ? Les enseignants et surtout les parents, dans leur rôle éducatif, devraient favoriser et encourager la responsabilisation des jeunes car n’oublions pas que c’est en forgeant que l’on devient forgeron… Je ferais simplement un parallélisme avec le Québec. Je crois que nous avons beaucoup à apprendre de leurs méthodes, et de leur façon de vivre : les jeunes sont responsabilisés nettement plus tôt et doivent par leurs initiatives subvenir à leurs besoins, tandis qu’il n’est pas rare chez nous de vivre chez ses parents jusqu’à la fin de ses études, vers 23 ans, si tout va bien…
Certes, il existe de nombreuses initiatives qui mettent en exergue les capacités entrepreneuriales des jeunes et qui les poussent à se lancer. Je citerai à ce titre les très bons programmes développés par LES JEUNES ENTREPRISES (Mini-entreprise, Young Enterprise Project…) ou encore ceux développés à l’initiative la FONDATION FREE. Mais malgré leurs bienfaits certains, je ne pense pas que ces programme de sensibilisation soient suffisants. Il faudrait que nos politiques en prennent conscience et qu’ils mettent en oeuvre des changements audacieux dans les méthodes d’enseignement afin de pouvoir voir se créer à long terme les entreprises dont la Wallonie a tant besoin. De plus, il faut que chacun prenne conscience que l’avenir de sa région passe par lui-même avant tout…
Thomas Leclercq
Président d’ENTREP’RUNNERS ASBL
Club Etudiants Entrepeneurs de l’Université de Liège
Etudiant en 3ème épreuve du grade d’Ingénieur de Gestion